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30 oct. 2015

Les poils... l'expérience "jardin sauvage"




Non on ne va pas parler de jardinage aujourd'hui. C'est juste métaphorique... :)

 

Et si, pendant... un ou deux mois... on laissait pousser nos jardins?  

Et si on faisait l'expérience des poils
Dans cet article, ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous dire : "N'arrachez plus jamais vos poils et laissez les pousser à jamais !"
Non, un jardin bien entretenu, c'est joli aussi, je dis pas, et je l'expérimente aussi de temps en temps.

Je voudrais vous inviter simplement à vous pencher un instant sur cette question qui peut sembler, à tord, anodine, sale, et pas glamour pour un sous...

On a le droit de ne pas aimer les poils et ça peut se comprendre; le poil n'est pas ce qu'il y a de plus joli pour la plupart d'entre nous, mais pour cause : notre regard et nos goûts (et dégoûts) sont éduqués par la société.
Qui a dit qu'au naturel, avec nos poils, on était moche, dégoûtante, crade, négligée ? La société actuelle ? La mode ? La pub ? L'industrie des rasoirs et des produits d'épilation ? (qui ont réussi par exemple à
générer 2,1 milliards de dollars au États-Unis en 2011 sur notre dos, ou plutôt sur nos jambes...)
Le monde aujourd'hui est dicté par l'argent et le profit. On a le droit alors de s'interroger à savoir si un acte aussi banal que l'arrachage des poils est vraiment un acte personnel. Nos poils sont-ils devenus la honte pour satisfaire l'argent et le pouvoir des hommes d'affaires ?

Peut être pouvons-nous nous interroger sur ce mal aise de la société du glamour et du superficiel, qui créer des complexes qui nous font souffrir...
Nous interroger sur l’humiliation de la femme au naturel dans son plus simple appareil... Non, une femme qui ne s'est pas épilée, ce n'est pas un ours, ce n'est pas un homme; c'est une femme.  
Il faut voir cette pub de cire épilatoire : Dans un lit, une femme enlace son homme... l'homme caresse sa jambe, mais s'aperçoit que celle-ci est poilue. Pris de panique et d'effrois, il se retourne, et c'est un homme habillé en femme qui est à la place de sa copine, et qui lui dit niaisement : "Oui je sais, je pique un peu, je me suis rasée hier" et avec le slogan : "Ne prenez pas le risque de devenir un homme, achetez notre crème"
Cette pub qui se cache derrière un humour (sexiste) traduit exactement la manipulation qui s'opère dans les esprits des hommes et des femmes, ou plutôt des consommatrices.

 

L'expérience "jardin sauvage"

Rééduquer son regard

Je vous propose ma petite expérience des poils (qu'on peut appeler pour plus de poésie et d'humour : l'expérience "jardin sauvage")

Laissons au naturel pendant un ou deux mois, un de nos jardin... Le pubis, les aisselles ou les jambes, ou tous ! Devant le miroir, prenons quelques minutes tous les jours, pour réapprendre à aimer notre corps dans son intégralité.
C'est quelque chose qu'on a plus l'habitude de voir sur une femme (et bientôt plus non plus sur un homme), alors au début, on peut être choqué par sa propre image de soi-même au naturel. Il est important de se regarder dès lors avec un regard bienveillant. Disons-nous bien que notre corps est parfait. Cessons le jugement, et acceptons de l'aimer, tel qu'il est, même l'espace d'un moment. Notre corps est naturellement beau et sensuel.
Libérons nous du poids de la pression sociale, de ce que pourrait penser les autres, du regard que pourrait porter la société sur notre corps. Il est à nous. Les poils font partie de nous au même titre que nos cheveux, que nos cils, ou que notre poitrine... Ils sont naturels et sains. Pourquoi les considérer presque comme des excréments ? Sale, honteux et risibles, et à s'en débarrasser coûte que coûte ?


Le poil n'est pas sale, le poil est utile : Quelques phrases à ce propos trouvé sur ce site: "Les aisselles et le pubis sont des zones du corps qui s'échauffent plus qu'ailleurs, donc il y a plus de sudation. Mais la nature est bien faite puisque quand la transpiration s'évapore, la chaleur est absorbée (simple phénomène physique). Le rôle des poils est de retenir la transpiration pour qu'elle puisse s'évaporer et ainsi faire baisser la chaleur du pubis et des aisselles.
Mais si on se rase sous les bras et au pubis, la transpiration s'écoule dans les vêtement et il n'y a plus de refroidissement dans ces deux zones...donc on assiste à un accroissement de la transpiration !" 

Mon corps, mes poils, mon expérience...

Je n'ai jamais été atteinte de l'obsession du corps parfaitement glabre et j'ai toujours laissé mon corps plus ou moins vivre naturellement. Je n'ai jamais aimé arracher mes poils. Pour moi c'est bizarre, contre nature; j'ai l'impression que je me fais du mal, comme si j'étais toquée, comme un animal malade qui s'arrache ses poils, qui se déplume...
Mais, comme tout le monde, j'entends une petite voix qui me rappelle que le poil c'est moche, c'est sale, c'est pas sexy; et qui engendre une honte face à moi même devant mes poils, une honte face au regard des autres, une honte et une réserve face à mon partenaire... la peur de succiter le dégoût...
"Quand tu fais l'amour, pense à l'amour, pas à ton épilation" (voir la vidéo de Solange te parle)
J'ai traversé depuis quelques temps déjà la dure expérience de l’adolescence, et j'ai fini par me libérer de mes complexes. Aujourd'hui par exemple, je suis en paix avec mes petits seins... j'ai appris à les aimer, à les accepter, et je sors sans soutien-gorge sans me soucier du regard des autres, et c'est une libération. Il en va de même pour tous mes autres petits défauts. Seulement bizarrement, j'ai encore ce que l'on peut appeler un complexe, et pour quelque chose qui n'est même pas un défaut...

Cette expérience du "jardin sauvage" était alors importante pour moi, pour me sentir en paix avec mon corps.  Rééduquer mon regard sans être influencée par des pubs ou les diktats de la société. 
Le poils jadis était un symbole de sensualité chez la femme, aujourd'hui, c'est plutôt un symbole de honte.
Moi je me dis que le monde serait plus beau si on laissait un peu le naturel prendre le dessus. Le poil apparaît à la puberté, c'est un signe de maturité sexuelle. Quoi de plus beau et naturel que de le considérer alors comme symbole de sensualité ?
Je voudrais que l'on puisse pouvoir avoir le choix de supprimer ses poils, ou de les garder, sans sentir le poids de la honte...
Actuellement, je me rase ou m'épile seulement selon mes humeurs, selon mes envies, selon mes vêtements, selon mes look.

Je sais que c'est un sujet un peu ridiculisé ou un peu tabou, et qu'on peut me dire d'arrêter de voir le mal partout pour des sujets qui semblent banals, mais à choisir, je préfère être en guerre contre les diktats de la société, qu'être en guerre contre mes poils et contre mon corps. 

Je n'ai pas parlé du côté santé et hygiène, alors je vous recommande de vite combler cette lacune :) Un médecin qui met en garde contre l'épilation
Et sur le blog de pin-up bio, Carole vous donnera des conseils pratiques pour être sexy avec ses poils ! Ou même des idées de coupes de pubis ! Une coupe coeur, triangle, éventaille... de quoi être créative :)

Et vous, vos poils, les haïssez-vous, vivez-vous bien avec ? 

6 commentaires :

  1. Comme d'habitude, j'adore cet article :) !

    Personnellement, je ne veux pas non plus entrer dans une guerre contre mes poils et contre mon corps... Je m'épile selon mes humeurs aussi et selon le temps que j'ai envie d'y accorder... C'est à dire peu ^^ L'hiver, je lâche un peu prise sur mes poils et oui, mes jambes, mes aisselles ne sont pas toujours nickel et alors ? Franchement même l'été il m'arrive de montrer mes jolies gambettes un peu poilues et je crois même que personne ne s'en rend compte !
    Après je ne peux pas nier le fait que je me préfère les jambes et aisselles nickel... Et que je suis quand même plus à l'aise comme ça, surtout vis à vis du chéri...

    Quand au pubis, je n'en parle même pas car je n'ai pas été complètement glabre depuis longtemps et ça me va très bien ! D'autant que cette mode du pubis 0 poils vient... des films pornos ! Alors vraiment, ça ne me dit rien ! Et comme tu dis, on peut être sexy avec nos poils en y prenant soin.

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    1. Merci beaucoup pour ton commentaire, tu complètes mon article ;)

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  2. Coucou Sarah,
    Je découvre ton blog avec grand plaisir, merci d'être venue sur le mien <3
    Et bon, je t'avoue qu'avec cet article, tu commences haut dans mon estime hihi !
    Les poils, c'est vraiment un sujet qui me travaille depuis quelques temps. Je suis très consciente que mon image est complètement modelée par la société, je sais qu'un poil n'est pas non-hygiénique ni sale. Mais physiquement, je ne me trouve pas belle avec mes poils sur les aisselles et les jambes - et alors, le regard des autres, c'est encore pire, je n'assume PAS.
    Donc c'est très frustrant d'être partagée comme ça :) mais je sens que petit à petit je suis en train de changer, et déjà cet été je me suis sentie plus libre. Et alors là que c'est l'hiver, ça fait un bout de temps que je ne me suis pas du tout épilée, et c'est chouette :)
    En plus, Husband n'est pas du tout dérangé par mes poils, donc ça c'est top :)
    Allez, je file lire le reste de ton blog <3

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    1. Oui moi aussi je suis partagée comme toi, et moi aussi j'aime ne pas avoir trop de poils... Mais c'est important de lever le tabou, et de se sentir libre de s'aimer au naturel aussi, sans en avoir honte...
      Merci pour ton témoignage :)

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  3. un article vraiment interessant
    j'ai aimé le lire
    gros biosus

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